Bonne année les coquins !

Aux traditionnels « Santé, Bonheur et Réussite », Osez !

Pourquoi ne pas se souhaiter de belles parties de jambes en l’air ou à l’envers ? Sous peu qu’elles soient aussi souples que douces, 2017 débutera pas si mal.

Bon vous commencez à me connaître, les traditions c’est pas trop mon truc, tout comme les bonnes résolutions d’ailleurs… En effet, je désapprouve ce terme incriminateur qui sous-entend que les 365 jours passés n’ont été qu’échec ou erreur. Un peu réducteur !

Mais si cela peut être l’occasion de faire le bilan de ma première année de free-lance en tant qu’illustratrice, en gardant en tête que le positif pour mieux avancer, alors je dis oui ! Bien-sûr, il y a eu des mésaventures mais sincèrement elles sont minoritaires face à toutes les belles rencontres et collaborations que j’ai pu faire. En tout cas je ne retire que du bonheur.

Premièrement, j’avais envie de prouver que l’on peut y arriver sans piston, juste avec son travail, de la volonté et de la passion ! Oui je n’ai pas la sœur de machin qui m’a fait rencontrer truc muche qui m’a présenté cousin machin. Même si ceux qui en ont la possibilité auraient tort de s’en priver.

Deuxièmement, le fait de tenir un blog qui traite de la sexualité n’était pas si simple à défendre, mais c’est ce qui me plait ! Je ne me voyais pas parler de make-up ou de déco, même si c’est très tendance parce que ce n’est pas moi ! Je ne me retrouve pas là-dedans, une femme vaut plus que son make-up ou son nouvel intérieur.

Une femme heureuse, c’est avant tout une femme épanouie. Et pour cela, nul besoin du dernier sac à la mode pour jouir comme il se doit, le plaisir est à portée de tous !

Enfin, quand j’ai commencé je ne voulais pas le mentionner, mais maintenant j’en suis plutôt fière. Je voulais prouver que l’on peut aussi y arriver sans avoir fait d’école de dessin à trois mille boules, même si ceux qui peuvent se le permettre, ont bien raison. Pour ma part, je suis une autodidacte et je ne veux plus m’en cacher !

Pouvoir illustrer la sexualité, de façon intelligente, mais surtout avec humour, est quelque chose que je souhaite développer davantage. C’est ma façon de participer au débat, de briser les tabous et d’ouvrir le dialogue. Mon but n’est pas d’être vulgaire, je veux rendre la sexualité plus accessible par l’illustration. C’est pourquoi, si je pouvais intégrer une maison d’édition telle que La Musardine, je crois que 2017 serait une année au top !

Osez - La Musardine - Secrets de coquines

Ça dégouline de bonheur, il t’est bien arrivé des merdes quand même ?

Alors, oui je suis parfois tombée sur des gens malhonnêtes qui se sont adressés à la mauvaise personne. Genre le particulier qui veut des illustrations gratuites pour son plaisir, ou pire des personnes qui n’ont pas compris la différence entre illustratrice et actrice pornographique parce qu’après tout, selon eux, le porno ça paye mieux et comme je ne suis pas dégueu. Bah voyons !

Heureusement, j’ai su bien m’entourer pour palier à ce genre de demandes lamentables. Et justement l’entourage, c’est très important quand on se lance dans l’inconnu. Mon copain m’a toujours soutenu dans mon projet et continue de me surprendre de jour en jour de part sa bienveillance et ses conseils avisés.

Ne laissez jamais personne briser vos rêves pour mieux vous asservir sous de faux prétextes. Patron, conjoint, famille, ami, restez fidèle à vous-même, même si cela ne correspond pas aux carcans de notre société aseptisée. Si vous ne croyez pas en vous, qui le fera ? Il y a un an quand je quittais un CDI qui me permettait de télé-travailler, j’ai senti des regards inquisiteurs. Nous n’étions pas loin de la sorcellerie pour certains avec mes vibro-grigris.

Et pourtant c’est la décision la plus intelligente que j’ai prise et je n’ai aucun regret, au contraire je suis soulagée d’avoir laissé derrière moi un milieu trop conventionnel dans lequel j’étais lasse de vouloir m’adapter. Avoir rencontré mon mentor, qui nous a quitté depuis, à une époque où j’hésitais encore à voler de mes propres ailes, a été un déclic. Il m’a beaucoup appris sur la vie.

La vie est trop courte pour avoir peur de se lancer dans ce qu’on aime. Tout comme il n’est jamais trop tard pour le faire ! Au pire, ça ne fonctionne pas, eh bien vous aurez essayé. Le plus important est de se donner les moyens nécessaires pour n’avoir aucun regret par la suite.

Mille mercis à vous pour ces belles collaborations !

En février dernier, je rencontrais Patrick Pruvot, le créateur des lovestores Passage du Désir lors d’un Apéro du Désir. Armée de mon portfolio, après une coupette pour me donner du courage, je me lançais dans la vente… pas en ligne, mais bien de moi. Soit le boulot d’un agent finalement… Mais j’adore tellement cette marque fun et décalée que je voulais vraiment y apporter ma patte ! Patrick a été l’un des premiers à me donner ma chance et pour cela, je l’en remercie infiniment ! Collaborer avec Passage du Désir, qui n’a de cesse de nous proposer des produits coquins, romantiques, mais surtout ludiques, est un honneur pour moi !

J’ai aussi eu la chance de rencontrer Nathalie Giraud de Piment Rose lors de son atelier Sexy Foooding aux Apéros du Désir. Rayonnante et bienveillante, nous avons échangé et de « clics » en aiguilles, nous avons tissé un lien et la suite vous la connaissez. Des collaborations avec Piment Rose et de belles rencontres dans le milieu grâce à ma marraine de cœur Nathalie, comme Mai-Loan Roque, Julia Palombe, Eve de Candaulie et Monsieur Alex Varenne.

Quant à Bijoux Indiscrets, une belle marque espagnole que j’adore, c’est sur le net que nous avons pour la première fois échangé. Je suis tombée amoureuse de cette marque sensuelle et cruelty-free, qui met en valeur la femme dans toute sa splendeur avec ses bijoux de peau ! Créée par des femmes et pour des femmes, l’éthique de cette marque, représente bien sa fondatrice Elsa Viegas. Je remercie encore Bijoux Indiscrets de me laisser patte blanche à chacune de nos nouvelles collaborations !

Concernant Wyylde le mag, c’est lors d’une conférence à Paris où j’ai couru littéralement après Adeline, la rédactrice en chef de l’époque, que j’ai gagné ma première illustration après quelques mois de patience ! Dans un magazine quoi, le truc que tu peux sentir glisser sous tes petits doigts boudinés ou pas, et surtout montrer fièrement à tes parents ouverts d’esprit comme les miens. Je remercie encore toute l’équipe de Wyylde ! Paraître dans un magazine sexo à l’humour décalé et au contenu intelligent, est une belle opportunité. Et pouvoir illustrer les textes de Stéphane Rose, que j’ai eu la chance de rencontrer il y a peu, ça ne se refuse pas !