Tous les ans, il paraît qu’on a la Saint-Valentin qu’on mérite… Pour avoir été célibataire pendant pas mal d’années, je me suis souvent demandée si j’avais tué femmes et enfants dans une vie antérieure pour mériter de la passer seule.

Quand je dis seule, évidement c’est sans compter ma pizza 4 fromages (oui, j’ai le droit de puer de la gueule) et mon chat (qui pue tout court, lui). Bien entendu Netflix ne compte pas. Mais s’il y a un jour où on ne te laisse pas matter tes séries tranquille pour que ta soirée passe plus vite, c’est bien celui-ci.

Mais si, tu sais, quand les fêtes étudiantes dans ton immeuble laissent place aux gémissements divers et variés de tes voisins en plein action pour ton plus grand bonheur. C’est moche la jalousie, oui je sais !

D’ailleurs, je n’ai jamais eu de voisins exhibitionnistes, ce qui est fort dommage car j’aurai au moins pu profiter du spectacle avec mon pot de glace. Mais ça c’était avant.

Depuis que je suis avec mon jules, j’ai eu envie de rattraper le temps perdu. Mais c’était sans compter sur l’acharnement dont beaucoup d’entre nous sont encore victimes ! Ou devrais-je dire, le fait d’être au mauvais moment au mauvais endroit.

Secrets de coquines - Saint Valentin - Illustration

Enfin au mauvais endroit, c’est vite dit… j’étais chez moi. Et quand on est chez soi, on a le droit de péter tranquille, de passer autant de temps que l’on veut dans la salle de bain et accessoirement de se balader toute nue !

J’avais tout prévue pour passer une soirée inoubliable. Cette fois-ci j’avais même pensé à mettre la musique à fond, histoire de pouvoir crier haut et fort sans qu’on se retrouve avec un mot à notre porte.

Mais c’était sans compter sur Bertrand. Oui, on a tous un Beber dans notre entourage. Mais si, le fameux copain qui s’est fait largué la veille de la Saint-Valentin et que ton jules refuse de laisser seul.

Beber, c’est celui que tu ne peux pas mettre à la porte sous peine de voir s’abattre sur toi les foudres divines. Ou pire, de te voir traiter de grosse connasse, sans coeur et sans seins ! Je ne sais pas quelle est la pire des humiliations parmi ces 3 dénominations, même si j’ai ma petite idée là-dessus…

Certaines l’appellent le copain qui sert à rien. D’autres le pote relou, bien brave mais doté d’une shkoumoun à toute épreuve. Tant et si bien que toi-même, tu as peur de le laisser rentrer chez toi. Non pas que je crois au mauvais oeil, mais tout s’attrape !

Et quand tu n’as pas toujours été blanche comme « vierge », tu n’es jamais à l’abri du retour de bâton qu’attend impatiemment ta rivale qui n’a toujours pas digéré sa rupture passée. Une fille, une vrai quoi…

C’est ainsi que nue et assise sur mon ponpon, je me suis retrouvée nez à nez (ou sein à nez au choix) devant mon jules et Beber dont le moral a du remonter en flèche, vers l’infini et l’au delà. A l’inverse de ma libido qui a chuté tout comme mon égo qui n’était déjà pas très haut sur l’échelle de la dignité.

Sur ce, bonne Saint-Valentin les coquins !