S’il y a un truc dans la vie, quand tu es encore fraîche et bandante, à ne pas remettre à plus tard, sous peine d’avoir un goût amère dans ta bouche sans rien n’avoir encore (r)avalé. C’est ton permis bien sûr !

Ah le permis, cet apprentissage qui peut être simple et rapide quand tu es jeune et fougueux mais beaucoup plus douloureux quand tu n’as plus ton peps d’antan.

Le permis pour moi, c’est un peu comme ce charmant proverbe « Si le pavé était jonché de bites, elle marcherait sur le cul ».

Dans mon cas, si j’avais traîné toutes les casseroles que j’avais au derrière pour passer l’examen, je peux te dire que j’aurais détrôné marmiton avec toutes les recettes que j’aurais pu faire !

Secrets de coquines - Le permisParce qu’entre la première inscription et son obtention, il s’est passé une multitude de leçons dont je préfère taire le nombre sous peine de perdre toute crédibilité devant mes futures passagères…

Sincèrement, je crois que j’ai plus d’heures de conduite au compteur que DSK de sauteries dans toute une vie… Vous êtes perplexe ? Bon je vous l’accorde moi aussi, mais vous voyez l’idée ?

Et s’il y a deux personnes auxquelles je n’ai pu cacher mon désespoir tout au long de ma traversée du désert, c’est bien à Lulu et Maëlle. C’est d’ailleurs les premières à qui j’ai annoncé la bonne nouvelle après mon banquier à qui je dois encore rembourser mon prêt ! Et oui, planquez-vous, je l’ai enfin eu !

Fini les lapsus lorsque tu déjeunes avec les collègues du genre « j’ai pris prépagod pour réviser chez moi c’est plus pratique ». Le pire, c’est que dans la « vraie » vie, ma langue a vraiment fourché le midi à la cantine d’entreprise, shame on me. En même temps prépacode ou prépagod, il n’y a qu’un point qui change, le G…

Bref, Lulu et Maëlle étaient ravies pour moi et on a bien trinqué à cette victoire tant attendue. Enfin, de ce que je me suis souvenue la tête dans la cuvette le lendemain de la fête !

Mais bizarrement lorsque je leur ai proposé d’aller en soirée, tout excitée d’être leur fidèle destrier, les rôles se sont inversés. Et le désespoir est passé de leur côté ou devrais-je dire la peur !

Vous savez celle qui te paralyse tel un lapin en fin de vie devant des phares en pleine nuit ! Moi qui me faisais une joie de les emmener dans mon tuk-tuk, j’ai vite déchanté devant autant de lamentations.

Je n’avais même pas encore mis le moteur en marche que Maëlle, qui après plouf-plouf, s’est retrouvée du côté passager, s’est lancée dans une tirade digne d’une tragédie grecque. Médée peut aller se rhabiller !

C’est simple, elle était aussi tendue que son string, si elle en portait un ce jour là ! Quant à Lulu, bien qu’elle ait gardé son sang-froid, elle n’en pensait pas moins !

La reine du Uber qui préfère aller s’engouffrer dans le métro alors que ça fait des mois qu’elle n’y a pas mis les Stan Smith, j’appelle ça de la fourberie.

C’est un peu comme si Natalie Kosciusko-Morizet connaissait vraiment le prix d’un ticket de métro. Comment ça c’est méchant et gratuit de finir par une pic et de plus à caractère politique ? Avouez qu’elle ne vous a pas convaincu ce jour là ? Et bien moi, ici, Lulu non plus !

Allez bisous et salut !