Tout avait bien commencé. Pour une fois que je n’avais pas foncé culotte baissée vers le premier mec bien gaulé … on ne m’y reprendra plus car la récompense fut amère, et encore le mot est faible. Oui je fais ma fine bouche mais en même temps elle a du mérite étant donné ce qui l’a traversé !

Mes papilles autrefois gustatives, ne s’en sont toujours pas remises. Et pourtant quand j’étais gosse, elles en ont testé des choses par terre  dans la cours de récré ! Non pas que je compare le sexe de mon compagnon d’un soir à un parpaing (dur, sans odeur ni saveur) mais sur ce coup là, j’aurai préféré manger du bitume !

Si au moins il m’avait prévenu que j’allais vivre une expérience gustative des plus primaires, alors peut être que j’aurais abordé mon dîner autrement. Bon je l’aurais juste accompagné différemment en fait. « Non je ne vais pas prendre de dessert, sinon plus rien ne va passer après. »

Je ne suis pas contre tester de nouvelles choses mais j’aime bien qu’on m’en informe avant surtout quand c’est moi qui régale sans mauvais jeu de mot. C’est pourquoi j’en fais tout un plat maintenant parce que mon plat, en l’occurrence, en plus d’être dégueulasse, il était froid !

Secrets de coquines - Ravaler sa fierté

Je ne connaissais pas le pédigrée de Laurent mais si j’avais su qu’il avait grandi devant la culture porn du net où les femmes sont naturellement enclines à tout avaler, et avec le sourire s’il vous plait, peut-être que je l’aurais trouvé beaucoup moins charmant.

Après des préliminaires plus que prometteurs, en bonne fille bien élevée que je suis, voilà que je me suis sentie obligée de faire du zèle. Ni une, ni deux, Laurent me donne tout ce qu’il a ce soir-là. Je ne connais pas les détails de sa vie mais ma petite langue me dit qu’il était plein !

Ceux sont les risques du « métier » comme dirait certains, certes, mais toute pratique à risque nécessite un petit avertissement. La prochaine fois, je ferai remplir une petite fiche à mon amant, histoire de savoir un peu quelles sont ses préférences ou ce qui l’excite. Genre : Est-ce que tu aimes éjaculer dans la bouche de ta partenaire prise au dépourvu ? »

Pire que Top Chef parce qu’au final au moins tout est comestible là-dedans, j’ai eu la joie de tenter de deviner des saveurs inconnues qui n’ont rien de goûtu.  Chez Porn Chef, ça serait plutôt ça : « Tu saisis le fondant de cette texture crémeuse ? Tu as reconnu cet ingrédient secret ? ». Me voilà comme Keith Richards devant un verre de lait chaud.

J’avale, j’avale pas, je recrache ? J’ai bien dû attendre 2 secondes avant d’entendre un infime « excuse-moi, c’est la première fois que ça me fait ça » … bah voyons  « tu es tellement douée » … mais en plus il me prend pour une connasse jusqu’au bout. Celle-là elle me reste en travers de la gorge, ça passe pas, la déglutition est difficile, voire pénible.

Je l’imagine avec un petit sourire narquois. Je me demande comment je vais le dégager après un affront pareil. J’attends quelques secondes… un signe, un miracle, une catastrophe naturelle, la fin du monde ? Mon portable sonne, je décroche ! Il me regarde la bite à l’air, crédule, s’il savait !

C’est ma pote Maëlle qui me propose de clubber jusqu’au petit matin. Voici donc ma revanche : le traiter comme il m’a traité. Le jeter comme la pro qu’il a cru que j’étais. La passe c’est moins de 10 mn et bien c’est encore moins de temps que je lui ai laissé pour qu’il dégage fissa avant que mon pseudo mec (que je me suis inventée) ne revienne.

Je lui ai rappelé qu’il n’a jamais été question qu’il crèche dans mon plumard et que mon mec était en train de remonter ma rue. Avec un peu de chance, ils ne se croiseraient qu’en bas des escaliers, ce qui laisse planer le doute sur le numéro de la porte claquée.

En partant précipitamment il en a oublié quelques affaires, qu’il n’est jamais venu récupérer. Depuis je découvre les joies de Flappy Bird sur mon nouveau Samsung Galaxy Note ! Ce mufle était un bon parti, je le savais !

Suivez-moi sur Hellocoton